CULTURE-BIS

Ressourcerie des arts, des langues & de la culture

          

Je baise l'échine du Grand Pendu des Origines.

Plafond tendu haut, ma métamorphose déchire son ciel.

Mon chant est libre.

 

                °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

                    Révoltes au cœur battant

 

A pas menus trottins

L'adieu – Poisson de l'au-delà

commandait la lutte.

 

L'enf-hante mémoire

aux larmes crottines

dans la poussière des chemins...

 

Ou bien encore la claque du vent

quand le train traverse le tunnel

 

                 °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

             La lumière sculpte la mémoire

 

Dans la chaleur immobile de l'été, une voiture s'arrête. Un homme en descend, suivi par sa compagne.
Dans le  champ oblique des rayons du cou-chant, les mouettes s'endorment.

Je me sentais prêt pour l'aventure, employant à l'imparfait l'expression tonale de ma solitude.

 

                  °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

L'humidité m'a chevillé les nerfs du bassin.

Planche à essorer le linge, je suis cassable comme du verre.
… Les racines de liseron s'entortillent, vertement arrogantes, à la lisière de mes fesses,

où la chaleur du soleil trouve par bonheur ses premières sympathies –  lieu d'une épique bataille d'où il est impossible de distinguer les belligérants.

 

                  °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

 ...Pannes de lumière répétitives, si agaçantes.

 

Ma mort s'est laissée surprendre et enfermer

dans un placard de cuisine.

Je frotte mes paumes l'une contre l'autre.

L'idée du feu excite ma cécité.

Ma confiance ?

Mémoire, beauté, eau, matières, couleurs, formes, chaud, froid, etc...

Ainsi vont les couples formés de leur contraire.

 

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             L’Univers éventé d'une main distraite

 

Les rênes lâches sur l'encolure

je galope à travers le dédale des brumes

la jugulaire puissamment irriguée...

Souvenirs – sur mon épaule ta jambe nerveuse

 

                 °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Partir de divers points, inconnus les uns des autres, afin d'engendrer cette ligne abstraite de l'équilibre, étrangère aux lois de la physique, – non sans les désirer.

 

                   °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

  Les dieux ne m'ont pas habitué à briser ainsi

les services à vaisselle avec autant de hargne.

 

(Quelle ombre aventureuse, prestement glissée

sous mes draps profite du repos de mes heures de sommeil ?)

 

Les dieux ont l'explication entre parenthèse. Ils justifient leur Bal Nocturne en affirmant vouloir libérer le service de porcelaine des tortures du lave-vaisselle.

 

                    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

En  exil  dans la patrie de l'amour, confiant son cœur aux oreilles des flâneries, le vieil homme, les deux mains rivées à la rambarde du canal, se passa la langue sur les lèvres.

Signe que les vents mauvais persisteront quand la mer se retirera.

 

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                   L'intelligence de l'amour

 

Le cœur à la fête

un jour, un seul

« explorer »,-  conquis

par le toucher des mains,des lèvres ,des peaux, des souffles,

non opposé au fait d'être là

de l'autre côté, patient, attentif...

 

                     °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Trois feuilles de nénuphars à la surface des eaux. ( où mes pensées s'abreuvent...)

Joue sur le sable

Respiration lente

L’œil à demi ouvert.

Je convoite l'inlassable activité de la fourmi, l'ivresse de l'abeille, les disputes des corneilles, l'implacable paresse du soleil de midi sur les corps.

Quant à l'incroyable passage de l'avion, qui d'un trait éventre de silence du bleu parfait !!?

 

                   °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Isolé au milieu de l'étang, debout dans la barque à fond plat, il frappe la surface des eaux

 

Certains affirmeront l'avoir vu se pencher et passer la langue sur la gueule du monstre des profondeurs lors de sa lente remontée vers la lumière.

 

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              Visite du Mas de Ville d'Avray

 

Sur  le banc de quatre heures,

les pieds au soleil, la tête à l'ombre

 

Les buis aux faces bleutées jouent l'atout maître de la rationalité. Ils multiplient à la perfection la ligne idéale, l'encadrement, le passage, – de même

l'empreinte des lentilles d'eau ne suffit à retenir la pluie.

 

                    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

En contre-bas du Pré aux Œuvres

le soleil radieux s'amourache des bambins réunis autour de la mare.

Théâtre, mise en scène, «  et nous étions »

la lèvre... bec, ô mon écho.

 

Les coudes au niveau des épaules

nous rentrions pieds écartés dans l'eau ,

nous ébattre joyeusement,

nous confectionnant des bouchons d'herbe au fond des oreilles,

des nids amoureusement cotonnés de salive.

 

                     °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Mimer à loisir la brûlure, la morsure des premiers mensonges.

 

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                    Le mélange des couleurs

 

Mes yeux follement inquiets jalousent de connaître cette main qui dans l'air de juin égrène les notes du Lied de Maud.

Œil broché à l'échancrure du chemisier indien, l'Ouest prenait naissance au creux de l'avant-bras. Veine tendre, généreuse...
Plus rien ne semblait désirer une cohésion d'ensemble.

 

              °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Accablé

Terrassé

Immobile

Respiration à peine audible des jours

mon verbe au repos /un tronçon d'autoroute/la nature de l'amour/l'enfance vagabonde

Par la fenêtre ouverte, les rêves déplient leurs draps parfumés de lavande.

 

             °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Ô, feu de joie

le ciel est beau

je suis piano

 

Surprenante visite du feu délivrée par l'orage.

Entre mes doigts impatients les pétales de roses s'effeuillent.

 

Les pluies me pressent d'épouser la terre.

 

               °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

 

Arrachant les ronces arborescentes accrochées à ses jambes, le dormeur libère les Songes. Tor-peurs tropicales. Nageoires,palmes. Courant de

fraîcheur. Les orties bordent le chemin. Les pa-ges du livre de la vie sont hors de portée, les en-fants les ont pliées pour en faire des avions en papier. Les sexes sont fouettés afin que les chairs dégorgent leur première eau. Un trou-peau de Mangoustes se dispute sous les cèdres bleus. On se souvient des femmes captives, de leurs yeux comme d'un roman de gare. Une au-dace « rare » conjugue la beauté  à tous les bonheurs dont tu devrais faire état dans le but de les conquérir. Le désespoir fondamental se conçoit à l'aube. Il aura le caractère d'un fromage:Intègre intégriste au lait cru. Quel est ce regard dans la foule qui veut ressusciter les potences ? Par la manche elle le tira, le précipita sur sa couche. Encore des questions, - quarante huit heures de garde à vue. Obsédante lumière blanche. Le berceau à été fouillé par une main étrangère. La

rage de l'ivrogne vide ma bouteille. Les fêtes en son honneur, etc, etc...

 

               °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

                      Offrande à la soif

 

Je m'agite comme un troupeau de langues dans l'enclos de ta bouche.

 

                 °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Le lavoir est déserté par les lavandières. Leurs étoffes de roche gisent sous la vase, tout comme les pièces des premiers vœux.

 

                °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Existe-t-il des recoins d'église pour les enfants boudeurs ?

N'est pas fou celui qui le proclame, car le vrai fou ne connaît pas son nom.

Je note tout ce qui fait état d'un souhait étranger au mien.

L'arbre dérive dans la plaine.

Guide de l'éclair, je procède  à l'électrocardiogramme des perpendiculaires.

Sur le pas de la porte ; la chemise déboutonnée, mon lait transpire peu à peu son eau.

Les foules se transforment en de dangereux sables mouvants.

Mais de nouvelles sympathies (courants maritimes) naissent au fur et à mesure du réchauffement des corps.

 

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