CULTURE-BIS

Ressourcerie des arts, des langues & de la culture

 

                          Les trains ont parcouru ma vie

 

Mes pensées se sont construites entre deux horaires, l'attente de nouveaux départs, l'oubli

des arrivées.

J'ai respiré le Grand Air des  terres vierges fleu-

ries d'appels au voyage.

... «  La bouche pleine d'écume, le corps en descente de lit, belette me fera une piqûre d'orage. »

 

                      °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Je m'absente

je coure offrir mon sang

je participe aux grèves

je lance des injures

je suis le scandale

en pâture jeté

je me couche aux embouchures

en aval, en amont

j'accuse les jets de pierres des enfants

qui me baptisent cruellement

l'homme-tronc des grandes cavales.

 

                      °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

                                     Chien fou

 

Pleins feux à travers le brouillard

Conduite nerveuse. Priorités. Stops

Croisements.

Après-rasage. Peau douce shampouinée.

Cigarette, la première.

Il ouvre la piste, les nerfs en pelote

Aux abords de la ville,

ralentit brusquement,

desserre le nœud de sa cravate

Cul à cul maintenant

entre les écailles lisses du Grand Enroulement.

 

                       °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

                  Une forme mortelle de l'espoir

 

New-York – Paris. Tango. Vol à voile.

Flambeaux dans le ciel pur. Salsa. Blues.

Sur scène, malgré la poussière, la neige ou la pluie

l'appel des reprises s'annonce au dos des miroirs.

 

                       °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

De ma naissance à ma mort

soulever le socle des origines

enflammer l'azur

franchir le cercle de feu.

                      °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Le chien aveugle chasse à la voix

 

                     °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Légèrement intrigué il lui demanda pourquoi

elle ne ferme jamais les portes de la maison.

                - Afin que l'intrus s'installe, et puisse repartir

  • sans crainte d'être chassé.

 

                                     °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

               Un tambour grimace ses fredaines

               sous le nez crochu de la lune

 

                                      °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Au détour d'un dimanche pluvieux de Janvier

il remâcha la longue connaissance intime

de la chair de poulet fumante et brune autour de l'os, les randonnées à vélo, les montées difficiles à l'assaut des raidillons, les muscles durcis, la peine friable, le froid glacial des matins ensoleillés.

 

                      °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Les feux  d’hiver sont bleus en journée

blancs à la nuit tombée.
Les vieilles maisons s'abandonnent aux griffes du froid.

Elles veillent au chevet du feu,

les paupières mi-closes,

l'esprit embarqué dans le renversement de la prière.

 

                    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Même la mort du soleil

même de tous les temps

la mort du soleil dans sa lente agonie

se souvient au fil des jours du vécu des jours.

 

                    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Et des dernières feuilles

les mésanges imitent le vol

 

                    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Être l'homme, le père, le fils

l'ami, l'amant, le frère

la breloque

le lépreux des générations

 

                    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

… Désemparée, l'ombre à tâtons perd pied,

se noie dans la lumière des gyrophares.

 

                °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Prouesses liées au pied des lits,

la tige de roseau entre les lèvres,

le sucre d'érable sous la langue.

 

                   °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

Le jardin essaimé au rivage du sommeil.

Horizons tissés, draps, robes, paysages...
Un pied enjôleur, par l’entrebâillement de la por-

te raconte ton regard.

 

                     °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

 

1 – Irai-je au Caire frotter ma joue

       à la matière brute, au feu sauvage,

       goûter l'érosion de la pierre ?

 

2 – Une femme perd en chemin

    les poèmes des jours sur son agenda.

       Rdv, médecins, garde- malades...

 

3 – La vie débauchée de l'enfant prodigue

       aime l'hostilité de la nature.

 

4 – Conseil : Inviter l'Amérique, et après les                

                       salutations de rigueur, l'installer dans mes

                       trous de gruyère.

 

                5 – Mise en garde : Quand les heures paressent...

 

                6 – Sollicitudes...

 

                7– Oraison : les sorcières aux agates vitreuses ; la

                       tête piquée sur des lits d'orties' se sont vues dé-

                       rober leurs vieux balais d'algues que les enfants

                       enflamment au faîte des falaises, offrant aux

                       passagers en difficulté le salut mortel, pillant le

                       ventre des femmes, s'attachant à la proue de

                       leurs charmes afin de braver l'ironie de la mort.

                    

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